Bernie


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Interview


Bernadette Richard après le 11 septembre 2001, de retour de New York.

Le portrait de Magalie Goumaz, pour le journal La Liberté, Fribourg.


Bernadette Richard a une particularité qui résume assez bien le personnage. Lorsqu’elle téléphone, elle ne prend pas la peine de s’annoncer ou de demander à son interlocuteur comment il va. Non. En principe, elle ne s’encombre pas de convenances et entre immédiatement dans le vif du sujet. Ce qui se traduit par un grognement ou un cri de colère, en fonction de l’actualité. Et puis ça se calme. Bernadette Richard, on peut l’appeler la sorcière, la rate, l’extra-terrestre, parfois même tata Berna, et ça la fait rire.
Bon, si on parle d’elle aujourd’hui, c’est qu’elle a tout de même écrit une vingtaine de bouquins, des pièces de théâtre, des nouvelles... entre deux articles pour la presse. Tout ça, l’air de rien, entre deux pays et deux séances au fitness du coin.


Et si l’espace d’un après-midi, on essaie de la clouer sur un canapé en face du photographe, c’est qu’elle sort un dernier livre qui bouscule drôlement cette rentrée littéraire. Imaginez: Bernadette Richard était à New York le 11 septembre 2001. Il ne manquait plus que ça. Boursière, elle a bénéficié pendant six mois de l’atelier que se partagent quelques cantons suisses à East Village. Le jour des attentats, quand son voisin est arrivé en courant, elle a d’abord rigolé et continué à écrire.
Deux ans plus tard, elle a récupéré un choix de ses mails adressés à des proches durant cette période. Sans autre commentaire, elle les a réunis sous le titre «Ondes de choc».
















L'interview :
"click"


© Bernadette Richard

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