Bernie


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Première question


Bernadette Richard après le 11 septembre 2001, de retour de New York.

L'interview de Magalie Goumaz, pour le journal La Liberté, Fribourg.


M G

Bernadette Richard, vous vouliez faire un coup éditorial en sortant ce livre, à l’instar de Frédéric Beigbeder qui agite la rentrée littéraire avec son «Windows on the World» ?


Bernadette Richard

J’étais à New York du 13 juillet 2001 à fin janvier 2002. C’est de cette période dont il est question dans le livre. Et après le 11 septembre, comme d’habitude, j’ai continué à écrire des mails aux copains. Ce sont eux qui m’ont encouragée à en faire un livre. J’ai beaucoup hésité à le publier et maintenant qu’il sort, il me pose problème. Je ne veux pas participer à cette comédie pro-américaine, à la crucifixion de cet Occident martyrisé. Et même si dès le début, j’ai senti la manipulation qu’il y aurait derrière tout ça, même si je l’ai écrit dans mes mails, j’ai l’impression de participer à ce show, d’apporter de l’eau au moulin. Je m’accroche à l’idée que j’ai toujours gardé mes distances et que je ne bêle pas avec le troupeau.


















Question suivante :
"click"


© Bernadette Richard

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